Le projet pédagogique

Des références dans une société en pleine mutation

On nous décrit un monde en Crise (économique, énergétique, écologique,…). On déplore le chômage et la relation à l’argent, la pollution, la violence et la déshumanisation dans les relations… et on s’étonne que les jeunes générations soient en fuite dans le monde virtuel, la malbouffe ou l’inertie ?

Conscients de cette réalité, nous constatons qu’il existe pourtant de nombreuses solutions, qui se réfléchissent à l’échelle citoyenne. Ainsi, nous choisissons de construire notre action, à partir de trois courants de pensée qui chacun, œuvre pour la vision d’une société avec plus d’éthique, de solidarité, de sobriété et moins de violence :

Le mouvement de la communication non-violente[i], crée par Marshall B. Rosenberg, qui peut se définir ainsi : « La CNV repose sur une pratique du langage qui renforce notre aptitude à conserver notre état naturel de bienveillance, même dans des conditions éprouvantes.»

Le mouvement des Colibris[ii], impulsé par les idées de Pierre Rabhi, forme et met en réseau des citoyens sur l’agro-écologie, la sobriété, le respect de la terre. La devise des colibris se résume à « faire sa part ».

Le mouvement des « Villes et Territoires en Transition[iii] » est un vaste mouvement citoyen international, expérimenté par Rob Hobkins et qui questionne concrètement sur la réorganisation de nos modes de vie (la résilience) pour faire face à tous ces bouleversements (nouveaux paradigmes).

L’équipe fondatrice et l’équipe pédagogique s’efforcent d’incarner au mieux ces idées, inspirés par le message de Gandhi :

« Sois toi même, le changement que tu souhaites voir advenir en ce monde ».

[i] La Communication Non Violente (Marshall B. Rosenberg) ; www.cnvc.org ; www.cnvformations.fr

[ii] Les Colibris (Pierre Rabhi) ; www.colibris-lemouvement.org

[iii] Villes et Territoires en Transition. www .transitionnetwork.org ou www.transitionfrance.fr ; index 7

Les enfants, graines d’espoir pour notre humanité

Partout dans le monde, des scientifiques et des professionnels de la petite enfance reconnaissent que les enfants du troisième millénaire (ceux qui naissent depuis une à deux décennies) sont beaucoup plus matures et sensibles que ceux des générations précédentes. Est-ce le fait d’une reprogrammation génétique ou le résultat de la vision que nous, adultes, avons sur eux et sur notre humanité ? Nous apprenons de ces études que notre seul pouvoir est de leur permettre de préserver leur élan de vie naturel.

On découvre qu’ils développent des profils psycho-émotionnel[i] et des modes d’apprentissage différents[ii] de ceux auxquels les pédagogues sont habitués. Ils portent en eux un potentiel humain peu exploré dans nos sociétés encore patriarcales et matérialistes. Ils ont des compétences et des façons de procéder que les adultes d’aujourd’hui n’ont pas forcément développées, notamment au niveau de l’intelligence émotionnelle. Ainsi, nous partons du principe que « chaque enfant est unique, magnifique et spécial ».[iii]

[i] Description de ces profils d’enfants d’aujourd’hui in « L’éducation une stratégie pour ré-enchanter la vie », ouvrage collectif compilé par Noémi Paymal et adapté par Karine Mazevet. Editions souffle d’Or.; index 1

[ii] Les études cognitives (recherches des dr. Howard Gardner et Thomas Armstrong suivis de R. Zuniga) dénombrent jusqu’à 13 formes d’intelligences ; index 2

[iii] Citation de K. Mazevet.

L’école de la Transition

C’est à partir de toutes ces observations que nous avons pensé l’Ecole de la Transition.

C’est une école dans laquelle les enfants ont l’opportunité d’apprendre les fondamentaux de l’instruction attendue à leur âge, tout en s’appropriant les enjeux de société propres à notre époque.

C’est un laboratoire dans lequel nous travaillons les sujets qui touchent à la Transition : L’agro-écologie, la permaculture, la relocalisation de l’économie, la « sobriété heureuse », l’alimentation saine, la solidarité, la coopération, l’éthique relationnelle, la communication non violente, entre autres. A ce titre, les enfants ne sont pas les seuls concernés et leurs parents ont, eux-aussi « à faire leur part ».

Nous favorisons l’apprentissage individualisé permettant à chacun de tester ses propres stratégies mentales et l’expression de son potentiel inné. Nous fonctionnons ceci dit, dans un espace organisé, avec une gestion collective et participative du « vivre ensemble ».

La joie, la paix, la coopération sont les trois notions qui se déclinent au cœur de notre pédagogie et qui régissent les fonctionnements et les réalisations de l’équipe fondatrice.

La Joie, moteur de la spontanéité bienveillante

La joie est une émotion puissante. Elle apporte une légèreté et un enthousiasme qui favorisent l’envie de se mettre en action ; elle génère la motivation et stimule la concentration qui sont nécessaires à toute projection. Pour nous, cultiver la joie est un prérequis à toute action éducative.[i]

C’est une qualité qui est naturellement très présente chez les enfants et que nous décidons de préserver au maximum (voire même de nous ré-éduquer, nous adultes, à cette joie simple et inconditionnelle !). L’aménagement de nos espaces d’accueil est conçu dans cette idée de préserver un aspect à la fois sobre et lumineux, didactique, ludique et coloré.

Les adultes présents ont une attitude bienveillante et souriante. L’organisation du temps permet la spontanéité et limite les frustrations. L’accès à l’extérieur, le contact avec la nature et les animaux est également favorable à l’expression de la joie.

Et les méthodes d’apprentissage tendent au maximum à être ludiques, expressives, concrètes. Nous évitons également tout stress lié à la peur de l’échec, de l’erreur ou du jugement.

 

[i]Thomas d’Ansembourg aux 1ères rencontres nationales du Printemps de l’éducation (https://www.youtube.com/watch?v=-Z42vMmjXYU&feature=youtu.be) et l’« Education à la Joie » (Antonnella Verdani) : www.educationalajoie.com.

La Paix, fondement du vivre ensemble

Tout apprentissage est favorisé par un climat de sécurité. L’enfant a besoin de se sentir accueilli dans son unicité et sa sensibilité propre. C’est pourquoi nous travaillons sur le sentiment de paix dans ses trois dimensions[i]. :

  1. Etre en Paix envers soi-même.
  2. Etre en Paix dans sa relation à l’autre.
  3. Etre en Paix avec son environnement.

Ces conditions permettent de persévérer dans une activité ou un apprentissage. Elles permettent d’agir en toute confiance dans l’expression de son potentiel.

Nous mettons en place un dispositif spécifique pour conserver une atmosphère paisible : un petit effectif, une prise en charge individualisée, un emploi du temps souple, un contact avec la nature, une liberté de mouvement… Tout est pensé pour que chacun se sente respecté.

Avec les techniques de la « Communication Non-Violente », nous travaillons à exprimer nos sentiments et nos besoins fondamentaux et à reconnaître qu’ils sont communs à toute l’humanité. C’est ainsi qu’en appliquant ce processus nous travaillons à faire la différence entre un sentiment et un jugement, à être plus juste dans nos demandes.[ii]

Les interactions avec les autres entrainent inévitablement des frictions, des mésententes ou des frustrations. Nous utilisons ces cas concrets pour apprendre à gérer collectivement les conflits. Chaque semaine un temps spécifique y est consacré[iii]. Des jeux plus informels sur le langage des émotions sont utilisés pour se familiariser avec ce vocabulaire.

Les élèves apprennent à faire de la médiation, à écouter avec empathie, à dire non sans hostilité, à s’exprimer clairement sans conditionnement. Ils développent ainsi une meilleure connaissance de soi et des compétences relationnelles de bienveillance. Ils apprennent à respecter les autres tout en se respectant eux-mêmes.

 

[i] Inspiré du travail de Isabelle Pelloux sur l’éducation à la Paix, « Ecole du colibri » au centre agro-écologique des Amanins et son livre « la pédagogie de la coopération » ; www.lesamanins.com/ecole

[ii] Liste des sentiments et des besoins fondamentaux selon la CNV ; index 3 et 4

[iii] Cercle restauratif : technique de gestion de conflits. http://www.cerclesrestauratifs.org

La coopération, un enjeu de société

Enfin, nous misons sur la coopération comme facteur de réussite. Coopérer, c’est faire l’expérience que l’Autre est un perpétuel enrichissement de soi-même et qu’ensemble « on va plus loin ». Contribuer au bien être d’autrui est un élan naturel propre à l’être humain (besoin de contribution). Nous travaillons à mettre les talents de chacun au service de tous.

L’élève expérimente l’entraide et la solidarité dans les apprentissages et dans les projets collectifs, mais également dans l’élaboration des règles de vie commune. Les élèves se réunissent en conseils, qui peuvent porter sur un sujet philosophique ou pratique. Ils apprennent à argumenter, exprimer un point de vue, à écouter des opinions divergentes. Ils assument à tour de rôle des tâches en responsabilité pour le bien collectif. Les jeux proposés mettent en évidence la richesse de la collaboration (plutôt que la compétition et la loi du plus fort). Les jeux violents et/ou dont l’objectif est la destruction, sont écartés.

La classe unique donne lieu à des interactions pédagogiques entre les élèves. Les plus grands s’exercent au tutorat, les plus jeunes en sont d’autant plus stimulés. Le fait d’avoir plusieurs niveaux, évite la comparaison et favorise l’entraide. La coordination pédagogique s’articule ainsi autour de plusieurs sous groupes d’enfants fonctionnant alternativement en apprentissage notionnel, réinvestissement, tutorat et ateliers en autonomie.

Chaque semaine commence par une réunion animée par les enfants et supervisée par l’enseignant. Cette réunion vise à organiser la semaine, remplir les tableaux d’activités, définir des objectifs communs, projeter le déroulement des évènements et d’éventuelles visites. L’objectif est la responsabilisation des élèves et la mise en pratique des compétences transversales du vivre ensemble dans la bienveillance et la coopération.

La communication au cœur de la relation

Nous apprenons bien sûr par la communication non-violente à nous exprimer à partir de nos sentiments et de nos besoins et en cela, à être au plus juste avec notre ressenti et notre authenticité.

A l’école de la Transition, notre objectif est que les enfants comprennent le monde dans lequel ils vivent pour s’en approprier des solutions. Nous cherchons à solliciter leurs envies, leurs avis et leurs idées.

C’est pourquoi, nous tenons à ce qu’ils soient écoutés et entendus. Pour ce faire, qu’ils apprennent à prendre la parole pour qu’ils soient progressivement capables de communiquer en public, d’exprimer une opinion et de l’argumenter, de prendre part à une réunion, de proposer ou de soutenir un projet.

Pour cela, nous favorisons la libre-expression (accepter le rythme de l’enfant, ses envies, partir de son impulsion créatrice, …) dans la limite du cadre pédagogique.

Nous travaillons les techniques de communication, l’expression corporelle, le théâtre, le chant, la musique et apprenons aux enfants à maitriser les médias et les nouvelles technologies, afin qu’ils puissent s’exprimer par internet, blog, vidéo, radio, photo…

Nous travaillons sur les modalités du langage et les langues étrangères. Chaque jour les élèves sont en situation d’immersion en langue anglaise. Ils sont plongés dans un bain culturel international. Nous projetons des correspondances avec des écoles à l’autre bout du monde et très proches également.

L’apprentissage dans la méthodologie de projet

Le projet de départ est concret, réalisable et évaluable. Les élèves sont incités à se lancer dans un projet (de recherche de solutions, de techniques ou de savoirs) qui va les confronter à des notions d’apprentissages. Ils vont d’abord chercher seuls, puis en groupe, puis restituer leur résultat à un groupe plus large.

Ces trois étapes permettent de consolider des apprentissages et des savoirs-être, car elles nécessitent tour à tour des postures cognitives complémentaires. D’abord par un investissement personnel. Elaborer ses propres hypothèses contribue au développement de la confiance en soi. Dans un deuxième temps, l’échange avec des pairs, permet une validation ou autocorrection sans aucune sanction et le développement de l’argumentaire. Au final, le fait de présenter un exposé, de rendre compte de ses découvertes, ou d’expliquer une notion récemment acquise, permet de consolider les connaissances, car on ne sait vraiment que ce qu’on est capable d’expliquer à son tour.

Les sciences cognitives nous rappellent que les 4 paramètres de l’apprentissage sont[i]:

  1. L’attention (je suis motivé par le projet)
  2. L’engagement actif (je me mets en recherche)
  3. Le retour de l’information immédiat (je confronte mes hypothèses avec celles des autres)
  4. La consolidation (je me mets en situation de restituer, d’expliquer à mon tour)

 

[i] Voir : « Pour une refondation de l’école guidée par les enfants: Céline Alvarez at TEDxIsèreRiver »‬ ; www.youtube.com/watch?v=nwVgsaNQ-Hw‬‬‬‬‬‬‬

Des Projets au service de la Transition

Ils servent les notions de : sobriété, écologie relationnelle, protection de l’environnement, économie d’énergie, inventivité, énergie renouvelable, économie locale et solidaire, …

Ils peuvent prendre la forme de bricolage, fabrication d’objets, recyclerie, entretien d’un potager, travail de la terre, compost et toilettes sèches, entretien des animaux et végétaux de la ferme, observation et préservation de la faune et flore sauvage avoisinante, projets de solidarité, pratique de la monnaie locale (MIEL), échanges avec d’autres écoles proches et lointaines, accueil de visiteurs, …

L’école est implantée au sein d’un domaine agricole en partie en production biologique. Elle est ouverte sur l’extérieur au contact avec les éléments naturels.

Les enfants suivent au quotidien l’élevage des volailles, des abeilles et la production céréalières dans un premier temps. Nous souhaitons prochainement établir un espace de production en permaculture et accueillir des animaux.

Un jardin pédagogique est élaboré comme support des apprentissages liés au rythme de la vie, des saisons et de la chaine alimentaire. Nous accordons une très grande importance à la qualité de l’alimentation et même si nous ne pouvons pas faire de cantine, nous intégrons cette éducation à la santé dans nos fonctionnements.

La Terre-mère, dans cette notion de terre nourricière, est un axe fondamental de notre pédagogie « qui relie l’enfant à la nature, à laquelle il doit et devra toujours sa survie, et qui l’éveille à la beauté, et à sa responsabilité à l’égard de la vie. »[i]

[i] in extrait de la « Charte Internationale pour la Terre et l’Humanisme » Pierre Rabhi ; les 8 propositions pour que la Terre tourne rond ; index 5

Un Espace favorisant l’autonomie

La pédagogie proposée fonctionne grâce à un espace agencé avec exactitude. Il est conçu pour être à la portée des enfants. Il donne une sensation de calme et d’harmonie. En cela c’est un espace propre et ordonné, dégagé et spacieux et en même temps ludique, coloré et accessible.

C’est un espace didactique où l’écrit est prépondérant et où chaque chose à une place attitrée. Une certaine rigueur est demandée, même aux plus petits, pour le rangement et le nettoyage.

C’est un espace le plus silencieux possible, sans Wifi, ni téléphones portables. C’est un endroit où l’on se déchausse parce qu’on travaille très souvent au sol sur des tapis et des coussins.

C’est un lieu neutre et sécurisé dédié aux apprentissages. Toute personne y intervenant de façon régulière ou ponctuelle respecte des règles de conduites précises (se déchausser, parler doucement, laisser son portable à l’entrée, ne pas émettre de jugements, …)

 

Une gestion du temps qui intègre les rythmes de chacun

Le déroulement d’une journée se passe selon un rythme qui structure les différents temps d’apprentissage. Ainsi les séances régulières vont se succéder : accueil échelonné du matin (à partir de 8h 30) / regroupement en cercle / rituel de début de journée / Eveil corporel…

Le reste de la matinée est fractionné en séances qui se succèdent, alternant un travail individuel à partir de la feuille de route (parcours d’exercices), des séances d’apprentissages notionnels avec l’enseignant, des ateliers libres et autonomes, un travail en groupe sur un projet, un temps de pause (récréation à la carte où chacun peut « faire ce qui est bon pour lui » aller courir, jouer dehors, lire un livre, faire de la peinture, un jeu ou rien).

La fin de la matinée est marquée par le passage en langue anglaise. Chacun prend le temps qui lui est nécessaire pour terminer son activité et ranger son matériel. Le moment du repas se fait au fur et à mesure et chaque enfant gère lui même son repas conservé dans une boite préparée par ses parents. Il n’y a pas de mise en place, ni de vaisselle à faire. Un parent est présent pour aider les plus petits et les accompagner à la sieste.

Un deuxième adulte propose une lecture, une discussion, une relaxation, un jeu, un exercice corporel calme. Les enfants choisissent ou pas, d’y participer, de faire une autre activité de leur choix à l’intérieur ou à l’extérieur.

S’en suit une autre période d’ateliers tournants selon le même principe que le matin. Ceux-ci sont principalement orientés vers des notions de consolidation et de réinvestissement.

Un temps de rassemblement est prévu pour faire un bilan, un cercle d’échange qui selon le jour peut avoir un caractère philosophique, pratique ou restauratif.

A 15h 00, commencent des ateliers pratiques et intergénérationnels, ouverts aux intervenants extérieurs.

  1. Arts visuels, plastiques ou manuels, travail en volume carton ou papier, origami, peinture, dessin, mandala, mosaïque, …
  2. Musique, chant, technique vocale, rythme, percussions, théâtre, danse …
  3. Contact avec la nature, balades, activités de jardinages, et entretien des espaces extérieurs et des animaux, cueillettes, land art, ramassage de bois, …
  4. Sports, activités physiques, équilibre, course, cirque, sports collectifs, …
  5. Technologie, bricolage, menuiserie, informatique, chimie, pâtisserie, couture, …

Une évaluation positive basée sur la réussite

Chaque semaine, l’enseignant fixe avec chaque élève de l’élémentaire une feuille de route (une liste des tâches, exercices et connaissances qui lui sont destinés et ce sur quoi il a besoin de progresser). L’erreur n’est pas un obstacle et le temps nécessaire est laissé à chacun.

Dans cette école, il n’y a pas de « devoirs » obligatoires à faire à la maison. L’élève fonctionne avec un cahier de réussite tenu individuellement qui l’aide à savoir où il en est dans son parcours d’apprentissage. Chaque semaine, les parents sont invités à venir voir, écouter, lire, les réalisations des élèves, ils observent les réussites.

L’enseignant garantit toute fois, à la fin de chaque année scolaire, ou sur demande en cas de départ de l’élève, une évaluation sommative qui s’apparente au livret scolaire de l’Education Nationale. Ceci permet ainsi un relai à tout moment entre les diverses écoles.

 

Le cadre pédagogique entre sécurité et liberté

Nous pensons que sans aucun cadre, la bienveillance reste une utopie. Aussi, parce que les règles comprises sont plus facilement acceptées et respectées, elles sont établies et discutées en concertation avec l’équipe pédagogique et les élèves eux-mêmes.

L’intention est de poser clairement la limite entre ce qui est possible, acceptable et ce qui ne l’est pas. Ces limites définissent un cadre à l’intérieur duquel la liberté et la sécurité de chacun sont garanties.

La stricte observation de ces règles est exigée à tous les élèves ainsi qu’à l’ensemble de la communauté scolaire sans exception.

L’enseignant est un guide (et non un maître) ; il montre à l’élève le chemin qui lui reste à faire dans son parcours d’apprentissage et il l’aide, par une écoute bienveillante et une constante observation, à verbaliser les chemins d’apprentissage (les différentes stratégies mentales), parce qu’il y a toujours plusieurs façons de comprendre, de mémoriser, de résoudre des problèmes.

L’enseignant intervient avec la conscience d’être un adulte référent, un modèle auprès des élèves. Il motive, par son énergie propre, afin de « se mettre en chemin ». Il a une attitude qui incite à aller vers le beau, le bon, le bien… Il encourage une posture de l’excellence qui touche à l’engagement, la régularité, la tenue, la persévérance, la précision, l’attention, l’attitude juste, … Ce qui va permettre à l’élève de se dépasser toujours un peu plus et ainsi de construire progressivement une solide « estime de soi ».

 

L’équipe pédagogique : un soutien bienveillant

Une enseignante, Professeure des écoles et formée à la CNV et aux pédagogies alternatives. Son rôle consiste à garantir le cadre pédagogique et la progression individualisée des apprentissages. Elle coordonne l’équipe pédagogique et les emplois du temps.

Une Animatrice, Co-fondatrice de l’école. Elle assiste l’enseignante dans la mise en œuvre des programmes. Elle est particulièrement attentive à favoriser l’autonomie des élèves en répondant aux besoins individuels. Elle intervient à temps partiel.

Une éducatrice de jeunes enfants, formée en pédo-psychologie. Elle veille particulièrement à la sécurité et l’adaptation du fonctionnement collectif aux besoins des plus petits (verbalisation, repos, activités ludiques libres). Elle intervient à temps partiel.

Une enseignante spécialisée, Professeure des écoles, diplômée CAPA-SH. Elle intervient de façon ponctuelle pour apporter un regard attentif sur les éventuels blocages ou difficultés d’apprentissage. Elle contribue, avec l’enseignante, à la définition des programmes.

Des intervenants ponctuels peuvent être invités à collaborer ou animer une séance ou des séquences dans un domaine de compétence particulier. Les parents quant à eux, sont invités à participer ponctuellement aux ateliers de l’après-midi. Ces présences supplémentaires font l’objet d’une validation préalable de l’ensemble de l’équipe pédagogique et du bureau de l’association. Pour autant, ceux-ci ne font, pas partie de l’équipe pédagogique.

Tous les adultes intervenants dans l’école s’engagent à avoir pris connaissance et accepté une charte du savoir-être de l’éducateur[i], envers tous les élèves sans exception.

 

Une école en collaboration réciproque avec les parents

Ce travail pédagogique ne peut être totalement efficace qu’avec le soutien des parents.

Ceux–ci, sont fortement sollicités et nous les remercions pour leurs efforts et leur implication constante. Ils sont par leur exemple, une illustration de la pédagogie défendue à l’école. Ils y donnent un sens supplémentaire envers leur enfant et l’ensemble des élèves.

Ils interviennent notamment pour l’entretien régulier et ponctuel des locaux et l’aide au moment du repas ou pour surveiller la sieste des petits, à raison de 4 heures par mois chacun. Les compétences de chacun sont appréciées pour faire vivre collectivement cette association d’intérêt général (particulièrement dans la recherche de financement).

Ils sont invités à venir, si ils le souhaitent, partager des moments avec le groupe-classe dans les ateliers de l’après midi, en général après 15 h 00.

Ils participent aux réunions régulières avec l’équipe pédagogique et sont vivement encouragés à suivre les formations pour adultes qui ont lieu dans l’enceinte de l’école, en dehors des temps scolaires.

Ils sont de fait, amenés à incarner eux aussi les valeurs portées par la Transition, la Communication Non-Violente et le mouvement des Colibris, car ce sont les références principales qui guident nos pas.

 

Un lieu ouvert incarnant la solidarité

Nous accueillons volontiers les visites et étudions toutes demandes de participation dans une volonté de collaboration et de transparence. Les seules restrictions sont au niveau des possibilités d’accueil et du respect de la sécurité des enfants et du fonctionnement du groupe.

Nous pouvons participer et aider d’autres projets d’écoles similaires à se réaliser, tout comme nous remercions encore celles et ceux qui nous ont accueillis, conseillés et soutenus, alors que nous en n’étions qu’à l’étape de projet.

La solidarité est portée également au niveau local. Nous travaillons au maintien des liens intergénérationnels, la protection de l’environnement, la valorisation de l’économie locale… Nous faisons notre maximum pour communiquer et partager nos expériences dans notre territoire à l’échelle communale, intercommunale et départementale.

Nous avons cette volonté d’être ouverts sur le monde en lien avec de multiples cultures. Aussi, en plus d’une correspondance régulière avec une école du bout du monde, nous veillons à participer à des projets de solidarité internationale.

Nous organisons, chaque année un festival pour partager nos réussites et nos projets dans une ambiance festive. Tout au long de l’année, nous projetons des films, organisons des débats, conférences ou formations ouvertes à tous.

 

 

« Nous faisons notre part dans la joie, la paix et la coopération »

[i] Document issu du document d’engagement de « l’association La Chrysalide » (inspiré entre autre par www.eduka3000.org). Index 6

[1] La Communication Non Violente (Marshall B. Rosenberg) ; www.cnvc.org ; www.cnvformations.fr[1] Les Colibris (Pierre Rabhi) ; www.colibris-lemouvement.org[1] Villes et Territoires en Transition. www .transitionnetwork.org ou www.transitionfrance.fr ; index 7[1] Description de ces profils d’enfants d’aujourd’hui in « L’éducation une stratégie pour ré-enchanter la vie », ouvrage collectif compilé par Noémi Paymal et adapté par Karine Mazevet. Editions souffle d’Or.; index 1[1] Les études cognitives (recherches des dr. Howard Gardner et Thomas Armstrong suivis de R. Zuniga) dénombrent jusqu’à 13 formes d’intelligences ; index 2[1] Citation de K. Mazevet.[1]Thomas d’Ansembourg aux 1ères rencontres nationales du Printemps de l’éducation (https://www.youtube.com/watch?v=-Z42vMmjXYU&feature=youtu.be) et l’« Education à la Joie » (Antonnella Verdani) : www.educationalajoie.com.[1] Inspiré du travail de Isabelle Pelloux sur l’éducation à la Paix, « Ecole du colibri » au centre agro-écologique des Amanins et son livre « la pédagogie de la coopération » ; www.lesamanins.com/ecole[1] Liste des sentiments et des besoins fondamentaux selon la CNV ; index 3 et 4[1] Cercle restauratif : technique de gestion de conflits. http://www.cerclesrestauratifs.org[1] Voir : « Pour une refondation de l’école guidée par les enfants: Céline Alvarez at TEDxIsèreRiver »‬ ; www.youtube.com/watch?v=nwVgsaNQ-Hw‬‬‬‬‬‬‬[1] in extrait de la « Charte Internationale pour la Terre et l’Humanisme » Pierre Rabhi ; les 8 propositions pour que la Terre tourne rond ; index 5[1] Document issu du document d’engagement de « l’association La Chrysalide » (inspiré entre autre par www.eduka3000.org). Index 6
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